10 février 2008
Logement
A Nantes comme ailleurs, les plus lourdes menaces pèsent sur le logement social. Ainsi Sarkozy a annoncé la remise en cause du monopole de la collecte du livret A par la poste et les Caisses d’épargne. C’est l’instrument majeur de financement du logement social qui est ainsi remis en cause.
Il ne fait que répondre là aux injonctions de l’Union Européenne pour qui le monopole de la collecte du livret A « constitue une restriction à la liberté d’établissement et à la libre protection des services ».
Pour l’UEPC (Union Européenne des Promoteurs Constructeurs), « la construction de logements sociaux par des organismes à statut public…est contraire aux principes de la libre concurrence ».
A Nantes, nous ne pouvons accepter la destruction de logements au Breil, à Malakoff, aux Dervallières alors qu’ au moins 10.000 demandes sont en attente et que les délais d’obtention d’un logement se mesurent en années.
Nous ne pouvons accepter que les opérations de rénovation, nécessaires, soient suivies de fortes augmentations de loyers.
Certes les lois de décentralisation ont entraîné un désengagement de l’Etat , mais le rôle d’une municipalité n’est-il pas de tout faire pour satisfaire le droit au logement, ce qui impose des choix prioritaires.
Est-il possible de régler la question du logement sans exiger des pouvoirs publics un plan de construction massif de HLM, pourquoi ce qui a été possible dans les années 1950 avec l’aide à la pierre serait-il devenu impossible ?
Parce que l’Union Européenne l’interdit ? Rupture avec l’Union Européenne !