10 février 2008
Environnement
J.Immelt est le PDG de la deuxième firme multinationale du monde (General Electric). Son slogan est : « Green is green » pour signifier que jouer l’environnement, c’est aussi jouer le billet vert, le dollar.
Le protocole de Kyoto de 1997 a décidé dans son article 6 de « faire du droit à polluer une marchandise négociable et échangeable »
Al Gore, fervent partisan de la guerre en Irak, récompensé par le prix Nobel de la Paix, et dont chaque conférence lui rapporte 200.000 dollars l’heure, considère que les hommes sont tous responsables de l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et par la même du réchauffement climatique.
Les hommes, mais quels hommes ? les hommes définis sans critère de classe, des hommes abstraits qui pollueraient abstraitement. Tous responsables ?
Les dirigeants de Bhopal, responsables de la mort de milliers d’êtres humains il y a quelques années, les dirigeants de Total peuvent-ils être mis sur le même plan que les salariés nantais contraints de prendre leur automobile et que l’on tente de culpabiliser ?
Dans sa forme la plus soft, le discours écologiste culpabilisateur nous presse de changer nos habitudes, trier nos déchets, prendre des douches à la place des bains, mettre un couvercle sur la casserole…
D’autre vont jusqu’à préconiser un nécessaire décroissance. Quelle aubaine alors que les salaires décroissent, que le pouvoir d’achat des salariés régresse !
L’écologisme n’est qu’un habillage idéologique, conscient ou non, de la régression sociale imposée par l’Union Européenne. Seule une politique rompant avec la course effrénée aux profits pourra répondre aux légitimes préoccupations dans ce domaine.