10 février 2008
Développement économique
Le Président de la République en déplacement à Gandrange a affirmé que l’Etat était prêt à intervenir financièrement pour sauver l’usine d’Arcelor Mittal. Ces déclarations, à peine énoncées ont été contredites par Madame Lagarde, ministre de l’économie. Monsieur Sarkozy a en effet oublié ou a feint d’oublier le sacro saint principe de l’Union Européenne, le respect de la « concurrence libre et non faussée. »
Au nom du profit maximal des actionnaires, on baisse le coût du travail salarié, on délocalise les entreprises.
Dans la Communauté urbaine, Saunier Duval est menacé de délocalisation, à Alcatel, des plans de licenciement tombent régulièrement, Airbus, dont le carnet de commandes est plein pour plusieurs années, envisage de délocaliser en Inde, en Chine, en Russie…
Peut-on sauver les emplois à Nantes sans tout faire pour sauver les emplois existants ?
Nous affirmons qu’il est de la responsabilité de l’Etat de sauvegarder les emplois et les entreprises, ce qui exige la (re)nationalisation de tous les secteurs clés de l’industrie
Or, cette solution, conforme à l’intérêt de tous les salariés, est interdite par l’Union Européenne !
C’est pour cela que nous sommes pour la rupture avec l’Union Européenne.